lundi 31 octobre 2011

Sur la nationale 7 pour une semaine de vacances

Pour les vacances de la Toussaint, première escapade vers le Sud par la nationale 7. Objectif nature: au programme randonnées, aventure, observation de la faune et de la flore. Tout un programme! Alors, c'est parti.

Première étape, Tananarive - Ambatolampy

Sortant de Tana par le Sud, on longe la rivière Ikopa avant de la traverser au pont de Tanjombato. Spectacle haut en couleur, les lessiveuses au bord de l'eau, et le sol constellé de tâches multicolores constituées par la multitude de pièces de linge en train de sécher au soleil.
Tout au long de la route également des fabriques de briques d'argile.
On laisse à droite le palais présidentiel de Iavoloha (immense bâtisse blanche assez moche mais imposante sur le fond du paysage).

Après Tana, le paysage est une succession de collines de terre rouge parsemées de cours d'eau et de zones de cultures étagées. Au PK43, on traverse Behenjy, capitale du foie gras de canard. Et oui, cette activité introduite par les Français au début des années 1960 est devenue aujourd'hui un fleuron régional!

Au bout d'une route sinueuse qui grimpe vers le point le plus haut de la région, on atteint Ambatolampy au PK68.

dimanche 11 septembre 2011

Il ne me reste plus qu'à trouver comment transformer cette belle petite ammonite en bijou.
Je pense que je vais faire deux colliers, un brodé autour de l'ammonite, et un deuxième en serti métal.

Lorsque nous irons à Antsirabe, je partirai à la chasse aux cailloux!

J'ai même trouvé une queue de dinosaure. Mais là, je ne me la mettrai pas autour du cou (elle fait presque 2 mètres). Dommage que rien ne soit fait, sur la Grande Ile, pour la préservation du patrimoine culturel, historique et géologique. Quel gâchis ...

dimanche 4 septembre 2011

Circuler à Tana: la loi de la jungle

Les conditions de circulation automobile à Tananarive sont indescriptibles.
La jungle s'appelle ici Antananarivo, "la ville la plus moderne de Madagascar" prône-t-on. Une seule petite ballade dans les rues de la ville permet de découvrir sa grande et riche originalité...
Les premiers détails qui forgent la modernité d'une ville: les panneaux de signalisation, les feux tricolores, les enseignes électroniques pour les piétons ... cela relève d'une technologie dépassée dans la Ville des Mille. Ces "gadgets" électronique n'existent plus que dans les livres de T2 (classe de CE1). Pour preuve, ceux d'Analakely ont depuis des lustres rejoint la catégorie des "ruines urbaines". A la place, on a posté un peu partout au coeur des carrefours des policiers de la circulation. Cette nouvelle technologie est opérationnelle de 8h à midi, certains "modèles" sont disponibles en heures continues mais quoi qu'il en soit, ils épuisent leurs batteries à partir de 18h ou 19h le soir. Dimension humaine oblige.
Mais plus encore. Antananarivo est une ville à part entière. Si dans d'autres métropoles du monde la discipline est encore de rigueur, dans la Ville des Mille ce sont les taxis-be, les marchands et les piétons qui font la loi. Une petite virée du côté de Sabotsy Namehana permettra de saisir une des grandes spécificités de la ville: ici, ce sont les voitures qui doivent se frayer un chemin entre les piétons. Et gare au moindre excès de violence. C'est toute une population qui se rue sur votre pare-brise. Le petit peuple est roi. Bienvenue dans la jungle d'Antananarivo!

PK22 Lemur's Park















Première sortie avec les garçons: le Lemur's park, à 22 km de Tananarive (PK22) sur la RN1, qui file vers le sud ouest de l'île. Première épopée, car aucun panneau indicateur, et 1h30 pour faire 20 km (voir l'article "la loi de la jungle", édifiant!).
Le parc est un petit domaine privé, géré par un Français et un Japonais, qui se sont associés pour assurer la préservation et la conservation d'une partie de la faune et de la flore malgaches. Sur les hauts plateaux, avec aux alentours de très belles et très typiques petites maisons Merina posées sur la terre rouge, c'est un petit paradis dans lequel 7 familles de lémuriens vivent en liberté, aux côtés de caméléons, d'iguanes et de tortues géantes.
Notre ami le Sifaka (le grand blanc, là haut) nous a accompagnés pendant une partie de la visite et était particulièrement facétieux. Bipède contrairement à ses congénères, il se déplace en faisant de grands sauts de biais sur ses deux jambes. Spectacle assuré!

samedi 25 juin 2011


25 juin 1903 : naissance de Georges Orwell

Article anniversaire paru dans Lutte Ouvrière n°1657 du 14 avril 2000

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de George Orwell en janvier 1950, les éditions 10 / 18 viennent de rééditer le récit de sa participation à la révolution espagnole de 1936 intitulé Hommage à la Catalogne ainsi que deux de ses premiers romans, devenus introuvables, Et vive l'aspidistra ! et Un peu d'air frais.

Le parcours d'un écrivain engagé

De son vrai nom Eric Blair, Orwell est né en 1903 au Bengale, où son père et avant lui son grand-père appartenaient à l'administration coloniale anglaise. Après des études dans un collège anglais huppé d'Eton, il s'est engagé dans la police impériale anglaise et a été affecté en Birmanie. Il a rapidement découvert les réalités du colonialisme, plongé dans un milieu dont l'arrogance et les pratiques l'ont conduit à démissionner de son poste dès qu'il l'a pu : « Il n'est pas possible de faire partie d'un tel système sans comprendre qu'il s'agit d'une injustifiable tyrannie. » Il poursuivait, dans un livre intitulé Le Quai de Wigan : « Je comprenais que non seulement je devais fuir l'impérialisme mais aussi toute forme de domination de l'homme par l'homme. Je voulais m'immerger, descendre parmi les opprimés, être l'un d'eux et de leur côté contre les tyrans. [...] L'échec me semblait être à l'époque la seule vertu ».

De retour en Angleterre, il mena pendant cinq ans une vie de vagabond marginal, faisant tous les métiers, à la limite de la clochardisation. Pour son premier livre, paru en 1933 et qui relate en partie ces expériences, il adopta le pseudonyme de George Orwell.

Petit à petit, il se forgea une réputation d'écrivain de gauche engagé et enquêta, par exemple, sur la situation des travailleurs anglais dans les régions industrielles du Nord. À cette époque, Orwell déclarait : « Chaque ligne de travail sérieux que j'ai écrite depuis 1936 a été écrite, plus ou moins directement, contre le totalitarisme et pour le socialisme démocratique tel que je le conçois ».

En 1937, il rejoignait les milices du POUM en Espagne et participait avec elles à la guerre civile espagnole. Blessé et en convalescence à Barcelone, il fut témoin de la répression stalinienne contre les membres du POUM et contre la CNT anarchiste, ce qu'il rapporta dans son témoignage sur les événements espagnols, Hommage à la Catalogne. Celui-ci eut bien des difficultés à être publié à son retour à Londres, les éditeurs de gauche le boycottant. Le livre parut cependant en 1938, année au cours de laquelle il adhérait à l'ILP (Independant Labour Party, Parti travailliste indépendant), organisation anglaise liée au POUM espagnol et, en France, au PSOP de Marceau Pivert et de Daniel Guérin, toutes organisations oscillant entre le réformisme et la révolution.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, il fut d'abord pacifiste avec l'ILP, puis rallia le camp des patriotards. Il pensait que tout devait être fait pour que les Anglais se mobilisent contre Hitler, rêvant que cette mobilisation se transforme d'elle-même en révolution. Il tenta même de s'engager, ce que sa mauvaise santé ne lui permit pas, mais rejoignit une milice de défense passive et finit par participer aux activités du ministère de l'Information à la BBC en 1942-1943 avant de collaborer à l'un des hebdomadaires du Parti travailliste, Tribune.

L'après-guerre sans révolution, l'explosion des premières bombes atomiques, l'évolution de la situation internationale entre 1945 et 1950, la mainmise de l'URSS sur les Démocraties populaires inspirèrent ses deux derniers romans, La ferme des animaux et 1984.

Hommage à la Catalogne

Des événements de la révolution espagnole et des combats contre les armées franquistes, Orwell rapporta le témoignage publié sous le titre Hommage à la Catalogne.

Engagé en 1937 dans les rangs des milices du Parti ouvrier d'unification marxiste, le POUM, Orwell découvre Barcelone aux mains des travailleurs en armes avant d'être envoyé dans les tranchées du front d'Aragon. Il appartient alors à la 29e division, une des divisions composées exclusivement de milices anarchistes. Lorsqu'il retourne, blessé, à Barcelone, les combats font rage entre les forces politiques du mouvement ouvrier lui- même. La reprise du central téléphonique des mains des milices anarchistes, par les forces du gouvernement républicain alliées à celles du Parti Communiste, donne lieu à une bataille acharnée, dont les anarchistes sortent vaincus.

L'atmosphère de la ville était alors empestée par la suspicion et la haine qui animaient les dirigeants du Parti Communiste Espagnol contre les anarchistes et contre les membres du POUM, traités d'agents provocateurs fascistes. Entièrement aux mains des staliniens, l'Internationale communiste répandit alors les pires calomnies, expliquant que le POUM était secrètement lié aux fascistes qui lui fournissaient des armes la nuit, tandis que les anarchistes, eux, étaient qualifiés d'« objectivement fascistes ». Les staliniens préparaient et justifiaient ainsi l'élimination physique des militants du POUM et des organisations anarchistes.

Le stalinisme à l'oeuvre pour éliminer, en pleine révolution espagnole, les militants révolutionnaires qui se revendiquaient d'autres courants d'idées, anarchistes, militants du POUM ou militants trotskystes, inspira à Orwell non seulement un dégoût du stalinisme mais aussi une réaction individualiste, le conduisant à quitter ce pays en révolution, dans lequel il ne voyait plus que des hommes et des partis s'entre-déchirant. Il retourna en Angleterre où il sut, pourtant, restituer de façon vivante et souvent très chaleureuse l'Espagne et plus particulièrement la Catalogne insurgée. Son témoignage garde toute son acuité et éclaire encore aujourd'hui ce qui animait les travailleurs et les militants, combattant pour rejeter les oppresseurs et faire naître un monde débarrassé de l'exploitation et des injustices.

Et vive l'aspidistra ! et Un peu d'air frais

Ces deux petits romans apparaissent directement inspirés par des épisodes de la vie de George Orwell en Angleterre.

Le premier, écrit à son retour de Birmanie, relate la façon dont Gordon, un homme ordinaire, promis à un avenir banal mais à l'abri de tout souci d'argent, se laisse couler délibérément, refusant d'entrer dans le moule d'une carrière toute tracée, de jouer en quelque sorte le jeu que sa famille et ses amis attendent de lui, d'avoir pour objectif de gagner sa vie comme on dit, c'est-à-dire surtout et avant tout de gagner de l'argent.

Seulement voilà, ce n'est pas si simple ainsi que le lui explique son ami : « Tu t'efforces de te conduire comme si on pouvait se maintenir debout en dehors de notre système économique. Mais on ne le peut pas. C'est le système qu'il faut changer, ou l'on ne change rien. » Et finalement, Gordon revient en effet à une attitude moins marginale, allant même jusqu'à acheter lui aussi cette plante verte, appelée aspidistra, qui doit trôner dans tout foyer qui se respecte...

Le second roman a été écrit en 1939. Le personnage central, un autre Gordon, marqué par la Première Guerre mondiale, pressent avec terreur l'arrivée de la Seconde. Les souvenirs affluent des années de son enfance dans un paisible un petit village anglais, ce qui lui permet de dépeindre ce que furent ces années-là, la misère du quotidien, puis la mobilisation et la guerre en France.

Orwell a nourri ce roman de sentiments pacifistes, nostalgiques non seulement de la paix mais également d'un passé définitivement révolu, voire saccagé par les transformations des villes et des campagnes, sous le coup du développement industriel et urbain.

Dans ces deux romans, Orwell fait en quelque sorte partager au lecteur deux étapes de sa propre existence, deux parcours intellectuels et individualistes qui devaient finalement le conduire à des positions non seulement très conformistes mais également très réactionnaires, de collaboration avec certains services du gouvernement anglais. Cela éclaire d'un jour particulier la personnalité de l'auteur d'Hommage à la Catalogne même si cela ne retire rien à son talent d'écrivain.

vendredi 24 juin 2011

Chili con carne

Une grande boîte de haricots rouges (400 à 600 g) , un poivron rouge, deux poivrons verts, 4 tomates sans la peau, un oignon, deux gousses d'ail, 500 g de viande hachée de boeuf, sel/poivre, 2 cubes Maggi, huile d'olive, cumin.

Couper les poivrons en lanières, les tomates en quartiers, l'oignon en rondelles, écraser les gousses d'ail. Faire mijoter l'ensemble dans une poêle à feu doux avec un peu d'huile d'olive. Saler, poivrer.

Dans une cocotte, faire revenir la viande hachée (avec un peu d'huile) et la faire dorer, puis ajouter les légumes, les haricots à demi égouttés, 2 cubes Maggi, 2 à 3 cs de cumin, du poivre, un petit verre d'eau. Mélanger. Couvrir la cocotte et laisser cuire sur feu très doux (au minimum) pendant au moins 45 minutes, au mieux 1h30 voire 2 heures, en remuant régulièrement.

Servir bien chaud, avec, en accompagnement, du riz (non salé et sans matière grasse).

dimanche 19 juin 2011


La suite très attendue du Dernier Templier.

Constantinople, 1203. Tandis que les croisés s'apprêtent à assiéger la ville, un groupe de Templiers s'infiltre dans la bibliothèque impériale afin d'y dérober des documents secrets qui ne doivent en aucun cas arriver entre les mains du pape. Les hommes parviennent à voler trois coffres recelant de dangereux secrets. Mais ils ne vivront pas assez longtemps pour les découvrir.

Le Vatican, de nos jours. Sean Reilly, agent du FBI, a le privilège de pouvoir consulter les archives secrètes de l'Inquisition, auxquelles seule la garde rapprochée du pape a accès. Mais il ne va pas tarder à trahir la confiance du Saint-Siège. En effet, Tess Chaykin, la femme qu'il aime, a été enlevée par un terroriste, et la clé de sa liberté se trouve dans l'un des documents archivés : le Fonde Templari, une histoire secrète des Templiers...

Alternant la période tumultueuse des croisades et l'époque actuelle, ce thriller historique mené tambour battant plonge le lecteur au coeur de l'univers fascinant des Templiers.