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dimanche 13 octobre 2013

32 ans, un doctorat d'histoire en poche, Louis Antioche en a assez des livres, de sorte que lorsque l’ornithologue suisse Max Böhm lui propose de suivre la migration des cigognes à travers l'Europe et l'Afrique afin de chercher à comprendre pourquoi certaines d'entre elles ne sont jamais revenues au printemps, il accepte sans la moindre hésitation.

A peine arrivé à Montreux où Max est sensé l'attendre pour mettre au point les derniers préparatifs, Louis découvre son corps sans vie, foudroyé par une crise cardiaque, au beau milieu d'un nid de cigogne.

Louis ne sera pas au bout de ses surprises: Max Böhm a subi par le passé une transplantation cardiaque dans des circonstances inconnues. Intrigué, il se décide rapidement à poursuivre sa mission et à suivre les cigognes. Étrange parcours semé de multiples cadavres, de tueurs et de mystères. Car c'est le début de deux enquêtes. Louis ne tardera pas à découvrir que les cigognes servent de vecteur à un trafic de grande ampleur de diamants à partir de la Centrafrique et de l'Afrique du Sud. L'autre enquête, étroitement imbriquée, porte sur le vol des cœurs de dizaines de personnes à travers le monde.

Deux enquêtes qui se croisent autour de Max Böhm, des cigognes et des diamants, et qui conduiront Louis Antioche sur un itinéraire extrêmement dangereux de la Suisse à la Bulgarie, en passant par la Turquie, Israël, Paris, Bangui et Bruxelles puis, enfin, Calcutta où tout finit. 

C'est là que le jeune homme aux mains brûlées retrouvera son passé et son identité, mais cela ne pourra se faire qu'en perdant une fois encore sa famille et, surtout, en armant le bras de la vengeance contre un monstrueux assassin pourtant si proche de lui.

dimanche 26 mai 2013

Kaïken

« - Un kaïken. - Tu sais à quoi ça sert ? - C’est avec ce poignard que les femmes des samouraïs se suicidaient. Elles se tranchaient la gorge... ».

Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d’un insaisissable criminel, l'Accoucheur, qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus.

Ce flic tourmenté, complexe, cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce mais ils se sont entendus pour une garde alternée de leurs deux enfants. Cette vie de famille chaotique est au centre de l’intrigue, qui joue des similitudes entre l’histoire personnelle de Passan et celle du serial killer que l’on est tenté de voir comme son double monstrueux. Mais le suicide de l’Accoucheur ne résout rien et Passan devra aller jusqu'au Japon rechercher la clé de l’énigme. Car c'est bien de son histoire à lui et de celle de Naoko qu'il s'agit.

mardi 14 février 2012

Le passager

Mathias Freire, patron du service de psychiatrie aux urgences de Bordeaux. Ou Victor Janusz, SDF à Marseille. Ou Narcisse, peintre fou obnubilé par Courbet, qui croque sans cesse son autoportrait. Ou Arnaud Champlain, faussaire et séducteur. Ou François Kubiela, spécialiste de la gémellité... Tous ne font qu'un, identités imbriquées, fugues psychiques, voyageur sans bagage.
L'homme est-il coupable, dans l'une de ses vies, de crimes sanglants rappelant les grands mythes grecs du Minotaure, d'Icare ou d'Ouranos? Au fil des jours, le héros se débat pour découvrir la vérité, en échappant à la police et à de mystérieux tueurs, et pour retrouver sa mémoire. Sa seule alliée, la jeune, ambitieuse et torturée capitaine de police Anaïs Chatelet, qui elle aussi fuit le souvenir et la présence d'un père tortionnaire lors des années noires du Chili.

L'amnésie d'identité ou syndrome du voyageur sans bagages appartient aux amnésies rétrogrades. C'est la mémoire des faits avant l'affection qui est atteinte (amnésie rétrograde) tandis que la mémoire antérograde (depuis l'affection) est respectée. Le sujet a la capacité de constituer de nouveaux souvenirs, l'encodage et le stockage des informations semblent indemnes. En revanche, il est incapable d'accéder au catalogue des images élaborées avant l'affection. Il s'agit avant tout d'une pathologie de la restitution et non du stockage des informations. Comme si le module centralisant, vérifiant et organisant les informations était déconnecté des autres structures cérébrales.