Véritable trésor faunistique, le parc de Mantadia abrite onze espèces de lémuriens dont le plus grand, l'indri-indri, repérable par ses cris impressionnants. On y rencontre aussi de multiples espèces d'oiseaux, de reptiles, d'insectes et de batraciens. Plus de 3 heures 30 de randonnée dans la lourdeur et la moiteur de la forêt humide à la recherche de l'indri, du propithèque diadème et du vari noir et blanc. Belle gratification lorsqu'on trouve une famille d'indri et qu'on entend leur fameux cri qui résonne dans toute la forêt!
Une toute petite fourmilière; ici, elles sont perchées dans les arbres pour éviter d'être noyées par les pluies.
Un crabe dans la forêt! Il ne faut pas se fier à sa petite taille (il fait 5 cm d'envergure toutes pinces déployées): ce monstre est venimeux!
mardi 8 mai 2012
Vers Andasibe
Après Moramanga, nous reprenons la route en 4x4 en direction d'Andasibe. Un service de voyageurs (Dia Soa) a été remis en service de Moramanga à Tamatave en passant par Andasibe. Deux fois par semaine, un train fait Moramanga - Tamatave ... en 15 heures (2 fois moins vite qu'en voiture) pour le prix de 20 000 ariary - 6 euros (ce qui est élevé par rapport au prix du taxi-brousse).
La gare d'Andasibe:
La gare d'Andasibe:
Séjour prévu au Vakona Lodge, en plein coeur de la forêt. Nous arrivons sur place en milieu d'après-midi, et après un court repos nous nous mettons en route pour la visite nocturne du parc privé de Vakona (sous une pluie fine, les précipitations peuvent atteindre 1700 mm/an dans cette région particulièrement humide). Dans le faisceau des lampes de poche, tout un monde invisible le jour nous apparaît: de minuscules caméléons, d'énormes papillons, des araignées surprenantes, des batraciens, et tout ce qu'on ne voit pas mais qu'on entend et qu'on soupçonne. Difficile de voir des lémuriens nocturnes avec la pluie, mais belle ballade tout de même.
lundi 7 mai 2012
Moramanga
Deuxième étape de cette première journée, Moramanga. Textuellement, manga signifie 'bleu' et mora 'bon'. Le lieu était au 19ème siècle un grand marché aux esclaves et était réputé pour y receler les meilleurs esclaves de tout le pays. Nombre d'entre eux venaient des autres régions de l'île, mais aussi du continent africain. Les Malgaches, avec leur pudeur habituelle, désignaient ces hommes à la peau très noire par un vocable particulier. Ils disaient qu'ils avaient la peau bleue. D'où le nom du lieu ('on y trouve de bons Bleus').
Moramanga, qui fut au coeur des soulèvements de 1947, abrite aujourd'hui l'école de la Gendarmerie et son musée. Les musées sont rares à Madagascar, et celui-ci regroupe des parties militaires et policières qui prennent une forme culturelle. On accède au musée par une allée de pièces d'artillerie anciennes. L'un des deux bâtiments a été endommagé par le cyclone Giovanna et doit être reconstruit. Dans le bâtiment principal, on y voit du matériel datant, pour une grande partie, de 1880 à 1960: instruments dits de police scientifique, machines à écrire, pièces à conviction ... La section armement expose un siècle d'armement, des épées de la fin du 19ème siècle aux fusils AK47, mais aussi des armes à feu artisanales utilisées aujourd'hui par les dahalo, les voleurs de zébus.
La section la plus surprenante reste celle des poisons et animaux venimeux, ustensiles de magie et d'alchimie, filtres d'amour, statues et amulettes sacrées. Le plus insolite: le gri-gri anti-balles porté par les voleurs de zébus. Mais encore plus surprenante, la conviction du gendarme qui nous explique que ce gri-gri est terriblement efficace, et que le seul moyen de détourner son pouvoir et d'abattre celui qui le porte est que le gendarme place au bout de son fusil ... "le bikini d'une femme"!
On termine par les différents drogues et hallucinogènes produits à Madagascar (comme le rongony ou cannabis). A l'extérieur du bâtiment, une collection de véhicules (vieux taxi-brousse, anciens modèles de véhicules, motos du début du siècle, chaises à porteur des colons).
A Moramanga, déjeuner au Coq d'Or (spécialités sino-malagasy et desserts).
Moramanga, qui fut au coeur des soulèvements de 1947, abrite aujourd'hui l'école de la Gendarmerie et son musée. Les musées sont rares à Madagascar, et celui-ci regroupe des parties militaires et policières qui prennent une forme culturelle. On accède au musée par une allée de pièces d'artillerie anciennes. L'un des deux bâtiments a été endommagé par le cyclone Giovanna et doit être reconstruit. Dans le bâtiment principal, on y voit du matériel datant, pour une grande partie, de 1880 à 1960: instruments dits de police scientifique, machines à écrire, pièces à conviction ... La section armement expose un siècle d'armement, des épées de la fin du 19ème siècle aux fusils AK47, mais aussi des armes à feu artisanales utilisées aujourd'hui par les dahalo, les voleurs de zébus.
La section la plus surprenante reste celle des poisons et animaux venimeux, ustensiles de magie et d'alchimie, filtres d'amour, statues et amulettes sacrées. Le plus insolite: le gri-gri anti-balles porté par les voleurs de zébus. Mais encore plus surprenante, la conviction du gendarme qui nous explique que ce gri-gri est terriblement efficace, et que le seul moyen de détourner son pouvoir et d'abattre celui qui le porte est que le gendarme place au bout de son fusil ... "le bikini d'une femme"!
On termine par les différents drogues et hallucinogènes produits à Madagascar (comme le rongony ou cannabis). A l'extérieur du bâtiment, une collection de véhicules (vieux taxi-brousse, anciens modèles de véhicules, motos du début du siècle, chaises à porteur des colons).
A Moramanga, déjeuner au Coq d'Or (spécialités sino-malagasy et desserts).
J1: De Tananarive à Andasibe (145 km)
Départ en début de matinée en 4x4, en compagnie de Solofo qui sera notre chauffeur jusqu'à la côte. Première étape sur la RN2, à environ 1h30 de route de Tana, le parc de la Mandraka. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour la visite de la réserve et du sentier botanique, il y a encore beaucoup de route à faire, mais au programme pour cette fois une séance d'accrobranche. Ponts de singe, tyroliennes et autres petits "amusements" pour se détendre un peu. J'ai la part belle, c'est moi qui tiens la caméra, alors il n'y aura pas de photo de mon fantastique atterrissage à la première tyrolienne!

En route vers la côte Est
Après le Nord et le Centre-Sud, notre troisième périple à Madagascar nous a amenés de Tananarive à l'île de Sainte Marie, avec plein d'aventures tout au long du parcours. Prêts? Alors, c'est parti!
L'Est de Madagascar est un univers à part entière. Loin des terres torrides et semi-désertiques du Sud et de celles, plus rafraîchissantes, des Hautes Terres, la nature change totalement de visage. La végétation courte et sèche de l'Ouest et du Centre laisse la place à une végétation flamboyante battue par les pluies et par les vents, et parfois par un cyclone ne laissant aucun cadeau. Tamatave est la capitale de cette côte Est où fraient encore les requins.
Toujours verte, aussi jeune que l'ethnie de la région, les Betsimisarakas (ou Nombreux Inséparables), cette côte, lieu de mille récits et de mille légendes, fut aussi celle des pirates. Ils hissèrent pavillon dans une petite oreille protectrice, la baie d'Antongil, au bord de cette forêt quasi impénétrable, Masoala, qui la sépare de la côte de la Vanille, et sur l'île de Sainte Marie.
dimanche 6 mai 2012
"Seuls les petits secrets ont besoin d'être protégés; les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique." Marshall McLuhan
Trois anciens membres d'une cellule très spéciale des services français de renseignement décident de reprendre du service après une retraite de huit ans afin d'échapper au "nettoyage" lancé par leurs anciens employeurs.
Dans leur sillage, ils entraîneront un cataclysme mondial qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui.
Mais tout cela fait partie d'un plan machiavélique, ourdi depuis plusieurs générations par Le Cercle, ce groupe d'hommes discrets qui semble être aux commandes de la planète.
Émaillé de faits réels, ce roman de politique fiction est tout simplement passionnant. Et inquiétant. Le nouvel ordre mondial passera par le chaos.
Édité hors des circuits habituels, en format numérique seulement, ce livre a bénéficié de la promotion - justifiée - faite par les lecteurs eux-mêmes sur Internet. C'est aussi un bon scénario pour un film. Espérons que cette histoire demeure de la fiction.
Trois anciens membres d'une cellule très spéciale des services français de renseignement décident de reprendre du service après une retraite de huit ans afin d'échapper au "nettoyage" lancé par leurs anciens employeurs.
Dans leur sillage, ils entraîneront un cataclysme mondial qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel qu'on le connaît aujourd'hui.
Mais tout cela fait partie d'un plan machiavélique, ourdi depuis plusieurs générations par Le Cercle, ce groupe d'hommes discrets qui semble être aux commandes de la planète.
Émaillé de faits réels, ce roman de politique fiction est tout simplement passionnant. Et inquiétant. Le nouvel ordre mondial passera par le chaos.
Édité hors des circuits habituels, en format numérique seulement, ce livre a bénéficié de la promotion - justifiée - faite par les lecteurs eux-mêmes sur Internet. C'est aussi un bon scénario pour un film. Espérons que cette histoire demeure de la fiction.
dimanche 25 mars 2012
Depuis qu'elle a été licenciée du Louvre, Valentine n'a plus de restauratrice d'art que le nom. Loin des oeuvre des grands maîtres, elle est désormais réduite à redorer des croûtes et à gâcher son talent. C'est du moins l'avis du mythique Elias Stern, collectionneur d'art de renommée internationale, qui décide d'embaucher la jeune femme au sein de sa fondation. Car il sait que seule Valentine pourra restaurer le palimpseste qu'il vient d'acquérir, et peut-être révéler ainsi un texte interdit du XIII ème siècle qui a valu à son auteur - Vasalis - de finir sur le bûcher. A mesure qu'elle se penche sur ces pages maudites, c'est tout un monde que Valentine découvre. Confrontée aux érudits de l'illustre Sorbonne comme aux pires trafiquants d'art, elle comprend qu'elle a mis le pied dans une fondation à l'image de son créateur: puissante, mystérieuse, et qui semble tirer toutes les ficelles.
Voilà un roman qui nous emmène des grandes falsifications de l'histoire (la machiavélique mystification construite par le pape Clément) au monde contemporain du marché de l'art (sans pitié), des vieux professeurs de la Sorbonne (d'un autre monde) et des restaurateurs du Louvre (ou règne une concurrence sans limite). Sans oublier une certaine Art Crime Team.
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