jeudi 10 avril 2014

L'île de Madagascar baptisée Saint Laurent par Diogo Dias

Diogo Dias, probablement né avant 1450 et mort après 1500, fut un navigateur et découvreur portugais.
On ne sait que peu de choses le concernant, les sources historiques n'étant que peu explicites à son sujet. Ainsi, on ne sait toujours pas si le Diogo Dias mentionné comme étant le traducteur d'une lettre de 1465 envoyée par la chancellerie allemande à un certain Alfons V. est le même que l'explorateur. En outre, dans les différents écrits qui le concernent, ce dernier peut être appelé Diego, Pedro ou Pêro et son nom s'orthographier Diaz.
Ce qui est certain, c'est que Diogo Dias partit en août 1487 en tant que capitaine d'un vaisseau d'approvisionnement avec son frère Bartolomeu Dias vers le cap de Bonne-Espérance. Le pilote de ce vaisseau était João de Santiago, qui avait précédemment accompagné Diogo Cão dans son voyage au fleuve Congo.
En tant que chroniqueur et écrivain sur le vaisseau de Vasco de Gama, Diogo Dias participa à la découverte du chemin maritime du Portugal à l'Inde. Étant responsable des récents comptoirs de commerce portugais à Calcutta, il fut fait prisonnier par les autorités locales mais parvint à s'enfuir.
Il participa ensuite à l'expédition de Pedro Alvares Cabral vers l'Inde et faisait partie de l'équipe qui accosta en avril 1500 au Brésil actuel. En raison d'une forte tempête, son vaisseau fut séparé de la flotte de Pedro Alvarez Cabral en mai 1500 au niveau du cap de Bonne Espérance. Son bateau explora donc les eaux de l'océan Indien à l'entrée de la Mer Rouge.
Plus tard, il a peut-être été le premier Européen à découvrir autour de juillet 1500 les îles de la Réunion et Maurice, toutes deux à l'est de Madagascar. Jusqu'à leur départ en 1575, les Portugais utilisèrent ces deux îles comme stations de ravitaillement en eau et en provisions pour leurs bateaux en route pour Goa en Inde et Malacca dans l'actuelle Malaisie.
Il fut également le premier Européen à apercevoir Madagascar le 10 août 1500 qu'il appela l'île São Lourenço (Saint Laurent). Après cela, il retourna au Portugal en contournant le Mozambique, sur la côte est de l'Afrique. Au large de Cap-Vert, il tomba par hasard sur les quatre bateaux de la précédente expédition indienne de Pedro Alvares Cabral, qui était comme lui sur le retour.

La date exacte et le lieu de sa mort restent inconnus.

samedi 22 mars 2014

Hellas, Hellas!

« Trente années d’écriture. La vie et l’écriture. L’ailleurs et l’écriture. Ecrire seulement pour être. Pour s’engager. Vers les autres. Avec les autres. Ecrire pour dériver de l’homme ancien. Ecrire pour dériver vers l’homme à naître. Rien d’autre ». C’est ainsi que Jacques Lacarrière résume ses parcours de vie et de littérature qui constituent, pour lui, une seule et même voie. Un parcours libertaire — il mit un point d’honneur à n’appartenir à aucune maison d’édition ni à aucune institution et à ne vivre que de sa plume — qui le conduisit, tout au long de son existence et sans qu’il sache en expliquer la raison, à suivre le seul fil conducteur déroulé par le hasard des voyages, parfois distendu, mais jamais rompu : celui de la Grèce.
Bien longtemps après son premier voyage, il s’étonne encore de cette attraction. « Je ne sais finalement pas au juste pourquoi (…) j’ai voyagé en Grèce depuis vingt ans et encore moins pourquoi j’écris ce livre si ce n’est pour faire partager ce que j’aime ». Il faut pour y trouver un sens, suggère-t-il, s’en remettre au fortuit et à l’accidentel, comme le faisaient les «augures antiques qui liaient le destin des hommes et des cités dans le vol des oiseaux, ou le bruissement du vent dans les chênes ».
Avec le temps, les images se mêlent dans la mémoire de l’écrivain, images « sans cesse surgissantes » et qui sont « autant d’énigmes, autant de langages secrets jalonnant un chemin» qui aura duré vingt ans, des premières tournées théâtrales avec la Sorbonne jusqu’à l’automne démocratique qui verra l’arrivée au pouvoir des Colonels et la fin d’une certaine Grèce, celle d’avant l’arrivée du tourisme de masse, de la modernisation des transports et de la pollution des rivages.

Ce que Jacques Lacarrière livre au lecteur, ce sont les souvenirs encore vibrants d’un pays non encore «apprêté et paré à l’occidental», un inventaire personnel «de la mémoire, du génie populaire et de la permanence de l’invention». Les séjours austères dans les monastères du mont Athos, les frêles caïques luttant contre la mer mauvaise, les airs lancinants du rebetiko, la vie insulaire à l’harmonie fragile, les amitiés littéraires, une représentation des Perses à Epidaure : bien plus qu’un simple récit de voyage, ce livre mêle poésie et pensées vagabondes, culture antique et connaissance intime du quotidien. 

Puzzle

Huit cadavres de randonneurs sont trouvés dans un refuge de haute montagne. Il semblerait qu’ils participaient à une chasse au trésor d’un genre particulier…


Ilan, lui, est un ancien adepte de jeux de rôle grandeur nature. Il a énormément pratiqué avec son ex-petite amie, à un point où cela était même devenu une véritable addiction. Désormais, il a une vie rangée. Pompiste dans une station-service, il habite dans la maison de ses parents disparus il y a deux ans.

Quand Chloé refait surface et lui dit qu’elle a trouvé comment intégrer le jeu Paranoïa, une chimère dans le monde de la chasse au trésor avec 300 000 € à la clef, il ne peut résister et se retrouve embarqué dans une quête qui l’emmènera, avec sept autres participants, dans un asile psychiatrique laissé à l’abandon depuis de nombreuses années.

dimanche 8 décembre 2013

7 mai 1915: au large de l'Irlande, le paquebot RMS Lusitania est torpillé par un sous-marin allemand. Alors que le navire sombre, un homme confie à une jeune Américaine inconnue un paquet contenant des documents secrets de la plus haute importance.


Londres: deux « vieux » amis, Prudence Cowley (dite Tuppence) et Thomas Beresford (dit Tommy), se retrouvent, démobilisés après la Première Guerre mondiale. Tuppence a participé à l'effort de guerre par son travail d'infirmière, Tommy a combattu (et été blessé) dans les rangs britanniques.

Venant de fonder "les jeunes aventuriers, détectives", ils sont, pour leur première enquête, mêlés à une affaire d'espionnage, au cours de laquelle ils affrontent un mystérieux adversaire surnommé Mr Brown, lequel tient absolument à récupérer les documents compromettants confiés à Jane Finn, rescapée du torpillage du Lusitania, et qui, consciente du risque couru, n'a cessé de se cacher depuis lors en dissimulant son identité. L'adversaire des deux héros projette en effet de renverser par une révolution l'ordre social établi au Royaume-Uni, projet qui pourrait être anéanti par la découverte de ces documents…

samedi 7 décembre 2013


C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé. De Florence en passant par Venise puis Istanbul, Robert Langdon doit résoudre cette énigme pour, peut-être, empêcher la destruction d'une partie de l'humanité que la surpopulation menace.

Déroulé comme un grand voyage culturel, le dernier roman de Dan Brown déçoit le voyageur déjà aguerri que je suis pour lequel tous les lieux visités sont déjà connus. Certes, il incite à retourner à Florence, par curiosité, pour y découvrir ces passages secrets et ces inscriptions mystérieuses, mais il n'apprend que peu de choses sur Venise et Istanbul, maintes fois visitées!

dimanche 13 octobre 2013

32 ans, un doctorat d'histoire en poche, Louis Antioche en a assez des livres, de sorte que lorsque l’ornithologue suisse Max Böhm lui propose de suivre la migration des cigognes à travers l'Europe et l'Afrique afin de chercher à comprendre pourquoi certaines d'entre elles ne sont jamais revenues au printemps, il accepte sans la moindre hésitation.

A peine arrivé à Montreux où Max est sensé l'attendre pour mettre au point les derniers préparatifs, Louis découvre son corps sans vie, foudroyé par une crise cardiaque, au beau milieu d'un nid de cigogne.

Louis ne sera pas au bout de ses surprises: Max Böhm a subi par le passé une transplantation cardiaque dans des circonstances inconnues. Intrigué, il se décide rapidement à poursuivre sa mission et à suivre les cigognes. Étrange parcours semé de multiples cadavres, de tueurs et de mystères. Car c'est le début de deux enquêtes. Louis ne tardera pas à découvrir que les cigognes servent de vecteur à un trafic de grande ampleur de diamants à partir de la Centrafrique et de l'Afrique du Sud. L'autre enquête, étroitement imbriquée, porte sur le vol des cœurs de dizaines de personnes à travers le monde.

Deux enquêtes qui se croisent autour de Max Böhm, des cigognes et des diamants, et qui conduiront Louis Antioche sur un itinéraire extrêmement dangereux de la Suisse à la Bulgarie, en passant par la Turquie, Israël, Paris, Bangui et Bruxelles puis, enfin, Calcutta où tout finit. 

C'est là que le jeune homme aux mains brûlées retrouvera son passé et son identité, mais cela ne pourra se faire qu'en perdant une fois encore sa famille et, surtout, en armant le bras de la vengeance contre un monstrueux assassin pourtant si proche de lui.