mercredi 4 janvier 2012

J4 suite: arrivée à Nosy Be





















Après accostage dans le port de Hell ville (une pente bétonnée et c'est tout), direction Anjiamarango où nous attendent Philippe et Monique. Et là, rien à dire, les photos parlent d'elles mêmes.
Si, j'ajouterai simplement cadre idyllique, patrons adorables, décoration très sympa, bungalows les pieds dans l'eau, cuisine excellente (orgie de crabe et de poissons), service doux et instantané, bref, les vraies vacances!

J4: direction Ankify

Départ très tôt le matin pour aller vers Ankify où nous prendrons le bateau pour Nosy Be. A une trentaine de kilomètres d'Ankify, les montagnes sont couvertes d'un dense réseau d'arbres du voyageur. Je n'en ai jamais vu autant, il y en a des milliers.
Puis à 18 km d'Ankify, le paysage change à nouveau, et nous traversons des plantations de cacao, puis de denses alignements de teck, et enfin l'odorant ylang ylang. Un plaisir visuel et olfactif.

Arrivée à Ankify, direction le Dauphin Bleu où la patronne nous attend pour appeler la vedette rapide qui nous conduira à Hell ville. La mer est calme, et on ne craint rien, le capitaine est également le pasteur!


J3 suite: en route vers l'Ankarana








Après notre incursion dans la Montagne des Français, redescente vers Diego où nous allons déjeuner chez une amie de Floris - Big Mama (c'est le surnom que nous lui avons donné). Pantagruélique, et délicieux!
Après le déjeuner, on remonte dans le 4x4 et c'est parti pour la traversée de l'Ankarana. La route est très mauvaise, ce n'est qu'une succession d'ornières toutes plus larges les unes que les autres, et on roule en permanence en zigzag pour les éviter (enfin, c'est un bien grand mot, disons pour ne prendre que les moins profondes). Le paysage surprend par sa couleur: un magnifique vert vif tout au long de la route.
A Ambilobe, beaucoup de meubles en palissandre sont à vendre. Je m'arrête pour acheter des lambahoany (les vêtements traditionnels malgaches du Nord), et notre chauffeur fait aussi ses petites emplettes (du khat, pour passer une bonne nuit!).
Nous passerons la soirée et la nuit au relais de l'Ankarana, un lodge au milieu de nulle part, mais notre hôte, très doux et très agréable (il doit tourner au khat lui aussi) nous surprendra avec une cuisine familiale délicieuse sur des petites nappes en vichy tout aussi délicieuses.

J3: la Montagne des Français










Départ du pied de la Montagne des Français, avec Floris, notre guide, mais surtout un villageois qui vient nous rejoindre avec sa longue machette et son chien. La montagne n'est pas sûre, il est fréquent que les marcheurs se fassent attaquer par des bandits. Bon, nous on ne craint rien, on a la machette de Joe et Youki, haut comme trois pommes!
La montée est rude, le soleil tape fort, mais cela vaut le coup, c'est sans conteste la plus belle vue sur toute la baie de Diego!

La Montagne des Français est ainsi nommée car, en mai 1942, lors de l'opération Iron Clad, les troupes britanniques y ont vaincu les troupes françaises vichystes, craignant que celles-ci n'appuient les forces japonaises, alors alliées de l'Allemagne. Les Britanniques rétrocéderont la ville de Diego à la France en 1946.

Il ne reste presque rien des vestiges militaires en haut de la montagne, truffée de grottes.

J2 soirée: réveillon de Noël

Réveillon de Noël au Grand Hotel, au son d'une chorale de Gospel.
On est fourbus!

J2: journée quad, les 3 baies




















Toute la journée sera consacrée à une sortie en quad, avec MadaTeam. Sylvain a le sourire mais le bras en écharpe après une chute de moto; ce sera donc Christian qui nous accompagnera.
Départ en tout début de matinée, après un cours accéléré de quelques minutes pour apprendre à se servir des machines, et en avant!
Un arrêt devant le Pain de sucre et la Baie de Diego, traversée de la mangrove "à fond la caisse", passage devant la Montagne des Français (prévue au programme pour le lendemain), puis on quitte la route et on se lance sur les pistes sablonneuses en direction des trois baies. Les pistes sont étroites, envahies par les arbres, les plantes, les rochers, les racines, mais on y va de bon coeur. Christian improvise le parcours au fur et à mesure qu'on prend de l'assurance, il se fait plaisir et nous aussi. On s'écarte bien du circuit pépère prévu pour "les familles avec enfants" pour aller vers des coins plus difficiles mais bien plus beaux. Arrêt au pied du baobab le plus gros et le plus vieux du Nord de Madagascar (une surprise attend les garçons derrière), puis direction la baie des Sakalava. Une halte pour boire un coup (on a soif) et se débarbouiller (on a l'air de sortir de la mine) au Royal Sakalava, en bord de plage. Les murs sont pleins de photos dédicacées de surfers du bout du monde qui se sont arrêtés là pour des compétitions ou pour le plaisir. En tout cas, nous, c'est sûr, on reviendra pour y faire du Kitesurf, le cadre est formidable. Le temps de réveiller Alex qui s'est affalé dans un hamac entre deux cocotiers, et c'est reparti, en direction de la baie des Pigeons. Pour y arriver il faut grimper une dune pleins gaz pour être sûr d'aller jusqu'au bout, puis dès qu'on émerge au sommet un virage immédiat et sec, sinon on redescend de l'autre côté! Magnifique panorama, puis redescente vers la baie des Dunes où on va pique-niquer et se baigner une partie de l'après-midi, après avoir laissé nos quads à l'ombre des magnifiques flamboyants.
Sur le chemin du retour, un crochet par Orangéa, puis Ramena, un dernier petit tour pleins gaz à travers la mangrove, et on arrive enfin tous crottés, fourbus mais absolument ravis à Diego.

Fin d'après-midi au repos au fond de la belle piscine du Grand Hôtel, à siroter un cocktail de fruits directement dans l'eau où une partie du bar s'avance et est immergée.

mardi 3 janvier 2012

J1 suite: la Montagne d'Ambre

La Montagne d'Ambre, à une trentaine de kilomètres de Diego, culmine entre 800 et
1475m d'altitude. Elle est divisée en deux versants par une barrière de séparation naturelle longue de 30 km. Son versant Ouest est doté d'un relief tortueux recouvert par une forêt dense et humide tandis que son versant Est semble plus aplani avec une forêt caducifoliée. Avec une très forte pluviométrie, c'est la région la plus arrosée de Madagascar, d'où l'importance de la couverture végétale du lieu. Ses terres sont très fertiles car volcaniques; c'est aussi un sanctuaire de la nature, une oasis au milieu de la savane sèche des environs.

Elle abrite une réserve spéciale et une forêt classée qui fait près de 18 200 ha de superficie. Plusieurs lacs et fleuves s'étendent au pied de la montagne. De nombreuses cascades et une multitude de torrents traversent aussi ses flancs, comme la Cascade sacrée, la Cascade Antakarana ou celle d'Antomboka.

La Montagne d'Ambre abrite, outre une multitude d'espèces végétales, 34 espèces d'amphibiens, 59 espèces de reptiles, 75 espèces d'oiseaux et plusieurs espèces de lémuriens.
Sur les photos, un petit aperçu de quelques unes de nos découvertes, dont notamment un magnifique Brookesia Tuberculata (il a fallu le trouver celui-là, le plus petit caméléon du monde! De la taille d'une pièce de 1 euro) ou encore un Uroplatus Sikorae (celui-là aussi il a fallu le trouver: si, si, il est bien sur la photo, mais c'est le roi du camouflage!). Des escargots géants, des cascades époustouflantes, des sangsues partout (qui grimpent à l'intérieur des pantalons), des lémuriens, des serpents, des oiseaux. Bref, la forêt dans laquelle j'ai passé une partie de mon enfance est toujours là!

Pique nique au milieu de la forêt, poursuite de l'exploration par le chemin des 1000 (plus de mille espèces végétales recensées sur ce sentier), de la pluie, encore des sangsues, des milliers de grenouilles, des cascades. Belle journée!

Retour à Diego en passant par Joffreville et ses belles litchis (quelques grappes charnues prises au passage), traversée de Sakaramy (le camp est toujours là, délabré, en ruine, occupé par des gendarmes, mais tout y est!). A Joffreville, la terre volcanique très riche a permis pendant longtemps la culture florissante de nombreux légumes de toutes sortes. Aujourd'hui, les habitants trouvent bien plus rentable de cultiver le khat, qui rapporte plus ... et qui pousse tout seul!