samedi 26 mai 2012

J4: La réserve Palmarium






Toute la matinée est consacrée à la visite de la réserve Palmarium, sur l'île d'Ankanin'ny Nofy (Le nid de rêve). Beaucoup de lémuriens, bien sûr, qu'il faut dénicher en lançant leur cri à travers la forêt, des grenouilles aux couleurs étranges, phasmes invisibles et tortues paisibles, les geckos, toujours, sentinelles de la forêt, l'incontournable caméléon, et une armée de serpents de toutes formes et de toutes couleurs. Et des bébés porc-épic!

mardi 15 mai 2012

L'après-midi, on reprend le bateau pour aller visiter le village de pêcheurs d'Andranokodritra, bâti sur l'étroite bande de terre séparant le canal des Pangalanes et la mer, et traversé par la voie ferrée. Le cyclone Giovanna y a fait pas mal de dégâts; l'école a été emportée, mais l'Unicef a installé une école provisoire. L'océan y est très tumultueux, de sorte qu'une épaisse brume d'écume couvre la plage d'un bout à l'autre. De jolis minois sur place!


 Avec ces coques de noix, les pêcheurs sortent tous les jours sur une mer très agitée.
L'école après le passage du cyclone, et la nouvelle école (provisoire?) Unicef






J3: Andasibe - Manambato - Ankanin'ny Nofy

Après une bonne nuit de récupération au Vakona, on reprend la route en direction de Manambato (150 km, 3 heures de route). Sur la dernière piste qui mène au bord de l'eau (7 km), à mi-parcours, un pont fait de bric et de broc. Le 4x4 ne passera probablement pas sans le faire s'écrouler. Descente vers la rivière où l'on passe à gué, juste, mais on est de l'autre côté!
Manambato se trouve au bord du lac Rasoabe, c'est un des rares village des Pangalanes à être accessible par la route. Pour nous, ce n'est qu'une étape. Notre objectif est de rejoindre l'île d'Ankanin'ny Nofy, sur le lac Ampitabe. Pause sur la plage, avec le 4x4 et les valises, en attendant que le bateau rapide arrive.
On abandonne Solofo et la voiture ici (on les retrouvera dans deux jours, au retour) et on embarque pour 1 heure de traversée en bateau sur le vaste ensemble de lacs.
Installation à l'hôtel Le Palmarium, accueillis en fanfare par les lémuriens qui nous attendent et lancent leurs cris de guerre.





mardi 8 mai 2012

Après une pause déjeuner, deux visites au sein du parc du Vakona: l'île aux lémuriens, avec un petit tour en canoë, et la réserve du Vakona. Tout en images.









J2 : le parc national d'Andasibe - Mantadia

Véritable trésor faunistique, le parc de Mantadia abrite onze espèces de lémuriens dont le plus grand, l'indri-indri, repérable par ses cris impressionnants. On y rencontre aussi de multiples espèces d'oiseaux, de reptiles, d'insectes et de batraciens. Plus de 3 heures 30 de randonnée dans la lourdeur et la moiteur de la forêt humide à la recherche de l'indri, du propithèque diadème et du vari noir et blanc. Belle gratification lorsqu'on trouve une famille d'indri et qu'on entend leur fameux cri qui résonne dans toute la forêt!



Une toute petite fourmilière; ici, elles sont perchées dans les arbres pour éviter d'être noyées par les pluies.

Un crabe dans la forêt! Il ne faut pas se fier à sa petite taille (il fait 5 cm d'envergure toutes pinces déployées): ce monstre est venimeux!

Vers Andasibe

Après Moramanga, nous reprenons la route en 4x4 en direction d'Andasibe. Un service de voyageurs (Dia Soa) a été remis en service de Moramanga à Tamatave en passant par Andasibe. Deux fois par semaine, un train fait Moramanga - Tamatave ... en 15 heures (2 fois moins vite qu'en voiture) pour le prix de 20 000 ariary - 6 euros (ce qui est élevé par rapport au prix du taxi-brousse).

La gare d'Andasibe:

Séjour prévu au Vakona Lodge, en plein coeur de la forêt. Nous arrivons sur place en milieu d'après-midi, et après un court repos nous nous mettons en route pour la visite nocturne du parc privé de Vakona (sous une pluie fine, les précipitations peuvent atteindre 1700 mm/an dans cette région particulièrement humide). Dans le faisceau des lampes de poche, tout un monde invisible le jour nous apparaît: de minuscules caméléons, d'énormes papillons, des araignées surprenantes, des batraciens, et tout ce qu'on ne voit pas mais qu'on entend et qu'on soupçonne. Difficile de voir des lémuriens nocturnes avec la pluie, mais belle ballade tout de même.



lundi 7 mai 2012

Moramanga

Deuxième étape de cette première journée, Moramanga. Textuellement, manga signifie 'bleu' et mora 'bon'. Le lieu était au 19ème siècle un grand marché aux esclaves et était réputé pour y receler les meilleurs esclaves de tout le pays. Nombre d'entre eux venaient des autres régions de l'île, mais aussi du continent africain. Les Malgaches, avec leur pudeur habituelle, désignaient ces hommes à la peau très noire par un vocable particulier. Ils disaient qu'ils avaient la peau bleue. D'où le nom du lieu ('on y trouve de bons Bleus').
Moramanga, qui fut au coeur des soulèvements de 1947, abrite aujourd'hui l'école de la Gendarmerie et son musée. Les musées sont rares à Madagascar, et celui-ci regroupe des parties militaires et policières qui prennent une forme culturelle. On accède au musée par une allée de pièces d'artillerie anciennes. L'un des deux bâtiments a été endommagé par le cyclone Giovanna et doit être reconstruit. Dans le bâtiment principal, on y voit du matériel datant, pour une grande partie, de 1880 à 1960: instruments dits de police scientifique, machines à écrire, pièces à conviction ... La section armement expose un siècle d'armement, des épées de la fin du 19ème siècle aux fusils AK47, mais aussi des armes à feu artisanales utilisées aujourd'hui par les dahalo, les voleurs de zébus.
La section la plus surprenante reste celle des poisons et animaux venimeux, ustensiles de magie et d'alchimie, filtres d'amour, statues et amulettes sacrées. Le plus insolite: le gri-gri anti-balles porté par les voleurs de zébus. Mais encore plus surprenante, la conviction du gendarme qui nous explique que ce gri-gri est terriblement efficace, et que le seul moyen de détourner son pouvoir et d'abattre celui qui le porte est que le gendarme place au bout de son fusil ... "le bikini d'une femme"!
On termine par les différents drogues et hallucinogènes produits à Madagascar (comme le rongony ou cannabis). A l'extérieur du bâtiment, une collection de véhicules (vieux taxi-brousse, anciens modèles de véhicules, motos du début du siècle, chaises à porteur des colons).

A Moramanga, déjeuner au Coq d'Or (spécialités sino-malagasy et desserts).