mercredi 4 janvier 2012

J5: Nosy Komba

Embarquement de notre petit groupe de 5 sur un boutre, et on vogue vers Nosy Komba. La mer est calme, les chaises longues confortables, l'équipage sympa. Les filles préparent la cuisine pour midi (crabe, crevettes, calamars, poissons grillés) et les garçons s'activent sur le pont. Nous, on bronze!
Nosy Komba est la deuxième plus grande île après Nosy Be et est couverte d'animaux (lémuriens pas farouches, tortues, serpents, caméléons). Un joli village de pêcheurs nous attend sur la plage, avec ses pirogues traditionnelles. Nappes brodées, sculptures, échoppes bigarrées, on fait le plein de souvenirs.
Une mention spéciale pour Kiki la tortue (une petite jeunette de 50 ans qui a encore du temps devant elle, elle peut vivre plus de 100 ans!).
Après cette petite promenade, on reprend le youyou pour rembarquer sur le boutre, et direction Nosy Tanikely.

Il y a encore des pirates à Nosy Be!

J4 suite: tour de l'île de Nosy Be






















Direction le sud de l'île pour rendre visite à un authentique arbre sacré - un somptueux Banian de 200 ans - sur la route de Fascène qui est embaumée par les fleurs de caféiers, de poivriers, d'arbres fruitiers, cannes à sucre, citronnelles, citronniers et, bien sûr, l'incontournable ylang-ylang.
Entouré de banderoles rouges et blanches (couleurs de la royauté Sakalava), ce Banian a autrefois été offert à la reine par un roi venu d'Asie. Il s'agit d'un seul arbre, dont les multiples rejetons / racines, venus de son sommet, créent de nouveaux troncs. Il est aujourd'hui immense. Lieu de prière, il reçoit des offrandes (miel, alcool, argent) et des sacrifices (zébus) y sont parfois pratiqués. Le village avoisinant est constitué des descendants de la famille royale, destinés à veiller sur le lieu sacré.
Direction Hell ville, ses bâtiments coloniaux (dont l'ancien palais du gouverneur et ses canons), son marché aux nappes brodées, le marché couvert (épices, vanille, crabes, fruits, légumes), le port, les boutiques (objets d'art, paréos, rhum, bijoux, huile de citronnelle et d'ylang ylang: Morgane s'en est donné à coeur joie).

J4 suite: arrivée à Nosy Be





















Après accostage dans le port de Hell ville (une pente bétonnée et c'est tout), direction Anjiamarango où nous attendent Philippe et Monique. Et là, rien à dire, les photos parlent d'elles mêmes.
Si, j'ajouterai simplement cadre idyllique, patrons adorables, décoration très sympa, bungalows les pieds dans l'eau, cuisine excellente (orgie de crabe et de poissons), service doux et instantané, bref, les vraies vacances!

J4: direction Ankify

Départ très tôt le matin pour aller vers Ankify où nous prendrons le bateau pour Nosy Be. A une trentaine de kilomètres d'Ankify, les montagnes sont couvertes d'un dense réseau d'arbres du voyageur. Je n'en ai jamais vu autant, il y en a des milliers.
Puis à 18 km d'Ankify, le paysage change à nouveau, et nous traversons des plantations de cacao, puis de denses alignements de teck, et enfin l'odorant ylang ylang. Un plaisir visuel et olfactif.

Arrivée à Ankify, direction le Dauphin Bleu où la patronne nous attend pour appeler la vedette rapide qui nous conduira à Hell ville. La mer est calme, et on ne craint rien, le capitaine est également le pasteur!


J3 suite: en route vers l'Ankarana








Après notre incursion dans la Montagne des Français, redescente vers Diego où nous allons déjeuner chez une amie de Floris - Big Mama (c'est le surnom que nous lui avons donné). Pantagruélique, et délicieux!
Après le déjeuner, on remonte dans le 4x4 et c'est parti pour la traversée de l'Ankarana. La route est très mauvaise, ce n'est qu'une succession d'ornières toutes plus larges les unes que les autres, et on roule en permanence en zigzag pour les éviter (enfin, c'est un bien grand mot, disons pour ne prendre que les moins profondes). Le paysage surprend par sa couleur: un magnifique vert vif tout au long de la route.
A Ambilobe, beaucoup de meubles en palissandre sont à vendre. Je m'arrête pour acheter des lambahoany (les vêtements traditionnels malgaches du Nord), et notre chauffeur fait aussi ses petites emplettes (du khat, pour passer une bonne nuit!).
Nous passerons la soirée et la nuit au relais de l'Ankarana, un lodge au milieu de nulle part, mais notre hôte, très doux et très agréable (il doit tourner au khat lui aussi) nous surprendra avec une cuisine familiale délicieuse sur des petites nappes en vichy tout aussi délicieuses.

J3: la Montagne des Français










Départ du pied de la Montagne des Français, avec Floris, notre guide, mais surtout un villageois qui vient nous rejoindre avec sa longue machette et son chien. La montagne n'est pas sûre, il est fréquent que les marcheurs se fassent attaquer par des bandits. Bon, nous on ne craint rien, on a la machette de Joe et Youki, haut comme trois pommes!
La montée est rude, le soleil tape fort, mais cela vaut le coup, c'est sans conteste la plus belle vue sur toute la baie de Diego!

La Montagne des Français est ainsi nommée car, en mai 1942, lors de l'opération Iron Clad, les troupes britanniques y ont vaincu les troupes françaises vichystes, craignant que celles-ci n'appuient les forces japonaises, alors alliées de l'Allemagne. Les Britanniques rétrocéderont la ville de Diego à la France en 1946.

Il ne reste presque rien des vestiges militaires en haut de la montagne, truffée de grottes.