dimanche 20 avril 2014

Le gardien de phare

Annie vient de s'enfuir de chez elle, couverte de sang, en emmenant son fils dans ses bras. Elle se réfugie sur l'île de Graskär qui lui appartient et que les gens du coin appellent « l'île aux esprits » : ceux qui y sont morts la hantent à jamais. Elle prévient les parents de son ami d'enfance Mats Sverin pour qu'ils lui apportent de la nourriture. Mats est revenu habiter Fjällbacka après avoir travaillé plusieurs années à Göteborg. Il va la voir, ils passent la nuit ensemble et au réveil d'Annie il n'est plus là. On apprendra qu'il a été assassiné d'une balle dans la tête dans son appartement.
Une enquête difficile commence car Mats semble très mystérieux, personne ne le connaît vraiment, son passé n’est connu d’aucun de ceux qui travaillent avec lui.
C'est là que Patrick, notre inspecteur, entre en scène. Il assiste avec sa femme à l'enterrement de l'enfant mort-né d'Anna, la sœur d'Erica (à la fin de « La Sirène » on se souvient qu'Erica et Anna, toutes les deux enceintes, avaient eu un grave accident de voiture). Anna est un zombie, elle tient tout le monde à distance, rendant toute communication impossible.
C'est dans ce contexte lourd de tristesse que l'enquête démarre. Mats a été très violemment agressé avant de revenir à Fjällbacka, mais il a prétendu que c'était des jeunes loubards qu'il ne connaissait pas et que cela n'avait aucun rapport avec son travail dans une association « Refuge » qui s'occupe des femmes battues et les aide dans leurs démarches.
L'enquête fouille dans le passé et dans le présent. A la mairie, tout le monde semblait content de lui, mais Mats avait des doutes sur la comptabilité du projet à la tête duquel se trouve Erling, un homme que l'on a déjà rencontré dans un précédent livre (une émission de télé-réalité qui échouait ;  il avait alors fait un séjour de remise en forme où il avait rencontré Vivianne, et son frère Anders. Vivianne l'avait aidé à reprendre le dessus après le fiasco de l'émission).
En parallèle, Camilla nous raconte l'histoire d'une jeune femme Emelie, est arrivée sur l'île en 1870 où elle a vécu quelques années très dures avec son mari Karl et un homme odieux qui l'aide sur le phare.
L'enquête prend un tournant différent lorsque  la police est appelée car des enfants ont consommé de la drogue trouvée dans une poubelle, à côté de l'école, tout près de l'endroit où habitait Mats.
Le commissaire Melberg en profite pour commettre, comme à son habitude, une bévue lamentable, lourde de conséquences. Et on apprendra aussi que le mari d'Annie, mafieux notoire et violent, a été retrouvé mort, abattu chez lui.

Femmes   battues, perte d’un enfant, enfance maltraitée, poids du passé et du quotidien, joies et peines, trahison, mort, violence, chaque personnage a son histoire, de sorte qu’on retrouve systématiquement dans cet ensemble quelque chose qui peut nous accrocher et nous ramener à  notre propre quotidien. Finalement, on connait tous au moins l’un des protagonistes de ces histoires (surtout Erica) !

jeudi 10 avril 2014

L'île de Madagascar baptisée Saint Laurent par Diogo Dias

Diogo Dias, probablement né avant 1450 et mort après 1500, fut un navigateur et découvreur portugais.
On ne sait que peu de choses le concernant, les sources historiques n'étant que peu explicites à son sujet. Ainsi, on ne sait toujours pas si le Diogo Dias mentionné comme étant le traducteur d'une lettre de 1465 envoyée par la chancellerie allemande à un certain Alfons V. est le même que l'explorateur. En outre, dans les différents écrits qui le concernent, ce dernier peut être appelé Diego, Pedro ou Pêro et son nom s'orthographier Diaz.
Ce qui est certain, c'est que Diogo Dias partit en août 1487 en tant que capitaine d'un vaisseau d'approvisionnement avec son frère Bartolomeu Dias vers le cap de Bonne-Espérance. Le pilote de ce vaisseau était João de Santiago, qui avait précédemment accompagné Diogo Cão dans son voyage au fleuve Congo.
En tant que chroniqueur et écrivain sur le vaisseau de Vasco de Gama, Diogo Dias participa à la découverte du chemin maritime du Portugal à l'Inde. Étant responsable des récents comptoirs de commerce portugais à Calcutta, il fut fait prisonnier par les autorités locales mais parvint à s'enfuir.
Il participa ensuite à l'expédition de Pedro Alvares Cabral vers l'Inde et faisait partie de l'équipe qui accosta en avril 1500 au Brésil actuel. En raison d'une forte tempête, son vaisseau fut séparé de la flotte de Pedro Alvarez Cabral en mai 1500 au niveau du cap de Bonne Espérance. Son bateau explora donc les eaux de l'océan Indien à l'entrée de la Mer Rouge.
Plus tard, il a peut-être été le premier Européen à découvrir autour de juillet 1500 les îles de la Réunion et Maurice, toutes deux à l'est de Madagascar. Jusqu'à leur départ en 1575, les Portugais utilisèrent ces deux îles comme stations de ravitaillement en eau et en provisions pour leurs bateaux en route pour Goa en Inde et Malacca dans l'actuelle Malaisie.
Il fut également le premier Européen à apercevoir Madagascar le 10 août 1500 qu'il appela l'île São Lourenço (Saint Laurent). Après cela, il retourna au Portugal en contournant le Mozambique, sur la côte est de l'Afrique. Au large de Cap-Vert, il tomba par hasard sur les quatre bateaux de la précédente expédition indienne de Pedro Alvares Cabral, qui était comme lui sur le retour.

La date exacte et le lieu de sa mort restent inconnus.

samedi 22 mars 2014

Hellas, Hellas!

« Trente années d’écriture. La vie et l’écriture. L’ailleurs et l’écriture. Ecrire seulement pour être. Pour s’engager. Vers les autres. Avec les autres. Ecrire pour dériver de l’homme ancien. Ecrire pour dériver vers l’homme à naître. Rien d’autre ». C’est ainsi que Jacques Lacarrière résume ses parcours de vie et de littérature qui constituent, pour lui, une seule et même voie. Un parcours libertaire — il mit un point d’honneur à n’appartenir à aucune maison d’édition ni à aucune institution et à ne vivre que de sa plume — qui le conduisit, tout au long de son existence et sans qu’il sache en expliquer la raison, à suivre le seul fil conducteur déroulé par le hasard des voyages, parfois distendu, mais jamais rompu : celui de la Grèce.
Bien longtemps après son premier voyage, il s’étonne encore de cette attraction. « Je ne sais finalement pas au juste pourquoi (…) j’ai voyagé en Grèce depuis vingt ans et encore moins pourquoi j’écris ce livre si ce n’est pour faire partager ce que j’aime ». Il faut pour y trouver un sens, suggère-t-il, s’en remettre au fortuit et à l’accidentel, comme le faisaient les «augures antiques qui liaient le destin des hommes et des cités dans le vol des oiseaux, ou le bruissement du vent dans les chênes ».
Avec le temps, les images se mêlent dans la mémoire de l’écrivain, images « sans cesse surgissantes » et qui sont « autant d’énigmes, autant de langages secrets jalonnant un chemin» qui aura duré vingt ans, des premières tournées théâtrales avec la Sorbonne jusqu’à l’automne démocratique qui verra l’arrivée au pouvoir des Colonels et la fin d’une certaine Grèce, celle d’avant l’arrivée du tourisme de masse, de la modernisation des transports et de la pollution des rivages.

Ce que Jacques Lacarrière livre au lecteur, ce sont les souvenirs encore vibrants d’un pays non encore «apprêté et paré à l’occidental», un inventaire personnel «de la mémoire, du génie populaire et de la permanence de l’invention». Les séjours austères dans les monastères du mont Athos, les frêles caïques luttant contre la mer mauvaise, les airs lancinants du rebetiko, la vie insulaire à l’harmonie fragile, les amitiés littéraires, une représentation des Perses à Epidaure : bien plus qu’un simple récit de voyage, ce livre mêle poésie et pensées vagabondes, culture antique et connaissance intime du quotidien. 

Puzzle

Huit cadavres de randonneurs sont trouvés dans un refuge de haute montagne. Il semblerait qu’ils participaient à une chasse au trésor d’un genre particulier…


Ilan, lui, est un ancien adepte de jeux de rôle grandeur nature. Il a énormément pratiqué avec son ex-petite amie, à un point où cela était même devenu une véritable addiction. Désormais, il a une vie rangée. Pompiste dans une station-service, il habite dans la maison de ses parents disparus il y a deux ans.

Quand Chloé refait surface et lui dit qu’elle a trouvé comment intégrer le jeu Paranoïa, une chimère dans le monde de la chasse au trésor avec 300 000 € à la clef, il ne peut résister et se retrouve embarqué dans une quête qui l’emmènera, avec sept autres participants, dans un asile psychiatrique laissé à l’abandon depuis de nombreuses années.

dimanche 8 décembre 2013

7 mai 1915: au large de l'Irlande, le paquebot RMS Lusitania est torpillé par un sous-marin allemand. Alors que le navire sombre, un homme confie à une jeune Américaine inconnue un paquet contenant des documents secrets de la plus haute importance.


Londres: deux « vieux » amis, Prudence Cowley (dite Tuppence) et Thomas Beresford (dit Tommy), se retrouvent, démobilisés après la Première Guerre mondiale. Tuppence a participé à l'effort de guerre par son travail d'infirmière, Tommy a combattu (et été blessé) dans les rangs britanniques.

Venant de fonder "les jeunes aventuriers, détectives", ils sont, pour leur première enquête, mêlés à une affaire d'espionnage, au cours de laquelle ils affrontent un mystérieux adversaire surnommé Mr Brown, lequel tient absolument à récupérer les documents compromettants confiés à Jane Finn, rescapée du torpillage du Lusitania, et qui, consciente du risque couru, n'a cessé de se cacher depuis lors en dissimulant son identité. L'adversaire des deux héros projette en effet de renverser par une révolution l'ordre social établi au Royaume-Uni, projet qui pourrait être anéanti par la découverte de ces documents…

samedi 7 décembre 2013


C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé. De Florence en passant par Venise puis Istanbul, Robert Langdon doit résoudre cette énigme pour, peut-être, empêcher la destruction d'une partie de l'humanité que la surpopulation menace.

Déroulé comme un grand voyage culturel, le dernier roman de Dan Brown déçoit le voyageur déjà aguerri que je suis pour lequel tous les lieux visités sont déjà connus. Certes, il incite à retourner à Florence, par curiosité, pour y découvrir ces passages secrets et ces inscriptions mystérieuses, mais il n'apprend que peu de choses sur Venise et Istanbul, maintes fois visitées!